La fonction pure
Quand il ne reste plus de volonté, il reste le corps.
Je continue.
Ce qui reste, ce n'est pas une intention. C'est une fonction.Extraction somatique
Quand il ne reste plus de volonté, il reste le corps.
Je continue.
Ce qui reste, ce n'est pas une intention. C'est une fonction.Je suis resté pour ne pas perdre la maîtrise de l'histoire que je me raconte sur moi-même.
Je suis resté dans le bruit.
Dans l'entre-deux.
Je ne voulais pas d'un après qui me définisse sans mon contrôle.
Je suis resté pour ne pas devenir une phrase fermée.Ce n'était plus une recherche.
C'était une gestion.
Je ne vivais plus depuis un « je suis ».
Je fonctionnais depuis un « je dois ».
Je dois rester cohérent.
Je dois éviter le bruit.
Je dois prévoir la conséquence.
La tension était là. Stable.
L'identité n'était plus l'origine du mouvement. Elle était devenue son cadre.Un jour, j'ai fait ce que je faisais toujours.
J'ai tenu.
L'acte était encore là — la raison avait disparu.
Il n'y avait plus de crise.
Plus d'urgence.
Plus de justification claire.
La direction n'était plus consciente.
Je ne savais plus pourquoi. Mais je continuais quand même.Je n'ai pas senti la pression.
Je l'ai devancée.
Je n'étais pas forcé.
Je m'étais déjà déplacé.
Je contrôlais encore la forme.
Je préparais déjà l'explication pendant que je me dévoilais.
Là où je pensais être nu, je restais organisé.Les gens étaient là.
Personne ne pouvait décider à ma place.
Je pouvais être accompagné dans le chemin.
Pas dans la décision.
J'ai déplacé des choses.
J'ai structuré.
Le mouvement continuait ailleurs.
Mes efforts changeaient ma position, pas le système.
Le désordre ne se laissait pas vaincre. Il se traversait.Il a vu le réflexe monter.
Il ne l'a pas suivi.
L'espace a tenu.
Il a choisi, une fois, de ne pas se surveiller.Le réflexe s'est représenté.
Il ne l'a pas suivi.
Le mouvement s'est répété. L'axe a tenu.Le réflexe s'est activé sans déclencheur.
Il l'a vu.
Il n'a pas rattrapé.
La conscience du recul a remplacé l'identification au recul.Il a perdu ses protections une par une.
Il est resté ouvert.
L'ouverture a tenu quand elle a coûté quelque chose. Pas avant.La place était déjà chaude.
Il ne l'a pas prise.
Il n'a pas rempli la fonction. Il a existé à la place.La double pression était là.
Aucune intervention corrective.
Il n'habitait plus le rôle. Il habitait l'axe.Le souffle s'est suspendu.
La pensée n'avait pas encore formé de mot.
Le corps avait déjà stabilisé l'axe.
Le corps a initié. La pensée a suivi.Le signal est arrivé.
Il a attendu avant de conclure.
Il ne jouait plus le corps. Il ne jouait plus la pensée. Il observait.Sur le moment, tout passait.
Puis je suis revenu.
J'ai repris les phrases. J'ai ajusté. J'ai solidifié.
Si je dois revenir pour que ça tienne, c'est que ça ne tenait pas.L'appel s'est présenté.
Il pouvait revenir.
Il n'a pas choisi de revenir.
Avant, il revenait sans choix. Cette fois, il a fallu choisir. Il n'a pas choisi.Quelque chose a traversé.
Il ne l'a pas saisi.
Il n'a rien ajouté.
Quelque chose a eu lieu sans devenir un objet.Je me suis surpris à vivre sans vérifier la structure.
Un jour, j'ai laissé le livre reposer.
Ils étaient intégrés.